Le Roi Lion 2-: French
Ce soir-là, sous un ciel constellé d’étoiles, deux lions se tenaient côte à côte sur le Rocher des Lions. Simba, le front haut, et Kovu, humble mais fier. Toute la savane était rassemblée.
— Aujourd’hui, déclara Simba, nous ne célébrons pas une victoire sur un ennemi. Nous célébrons la fin d’une guerre qui n’aurait jamais dû commencer. Kovu n’est pas Scar. Kiara n’est pas une otage. Ils sont l’avenir.
Rafiki, le vieux mandrill, frappa le sol de son bâton. Il présenta le nouveau couple royal : « L’amour a vaincu la haine. Que les Terres de l’Aube s’ouvrent enfin à tous. »
Et alors que le vent faisait onduler les herbes, Kovu et Kiara se tournèrent l’un vers l’autre. Il murmura : « Tu m’as sauvé, non pas de ma mère, mais de moi-même. »
Elle sourit : « C’est cela, l’honneur d’une tribu. Ne pas être les meilleurs, mais être ensemble. »
Timon et Pumbaa, au pied du rocher, essuyaient des larmes. LE ROI LION 2- FRENCH
— C’est beau, hein, Pumbaa ? dit Timon.
— Très beau, répondit le phacochère. Mais j’espère qu’ils ne vont pas nous demander de changer les couches des lionceaux.
Le rire éclata. Et la savane tout entière chanta, pour la première fois, une seule et même chanson : non pas la chanson des vainqueurs, mais celle des vivants.
FIN
Une suite digne de son aînée, portée par une romance shakespearienne. Ce soir-là, sous un ciel constellé d’étoiles, deux
Sorti directement en vidéo en 1998, Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la Tribu a souvent la réputation d'être l'une des "suites Disney" les plus respectables. Loin du niveau de son illustre prédécesseur de 1994, ce film réussit pourtant le pari de ne pas trahir l'esprit de l'original, en proposant une histoire mature et une bande originale solide.
Si le premier film s'inspirait d'Hamlet, cette suite adopte le ton de Roméo et Juliette. L'intrigue se concentre sur Kiara, la fille de Simba, et Kovu, le fils adoptif de Scar (ou du moins, son héritier désigné). Le conflit ne repose plus sur la légitimité du trône, mais sur la haine tribale entre la tribu de Simba (les "gentils") et les Hors-la-loi (les bannis), dirigés par la terrifiante Zira.
Le scénario aborde des thèmes intéressants pour un film "jeunesse" : le racisme, l'intolérance et la difficulté de briser le cycle de la haine. Simba, devenu un père surprotecteur et amer, est dépeint sous un jour plus complexe, parfois même antipathique, ce qui apporte une vraie épaisseur dramatique.
Quand on évoque l’univers du Roi Lion, l’image de Simba élevé au-dessus de la savane sous le regard bienveillant de Rafiki vient immédiatement à l’esprit. Pourtant, derrière le succès planétaire du classique de 1994 se cache une suite directe en vidéo (DVD/VHS) souvent sous-estimée : Le Roi Lion 2 – L’Honneur de la Tribu (titre original : The Lion King II: Simba’s Pride). Pour les fans francophones, rechercher "Le Roi Lion 2- French", c’est bien plus que trouver un doublage : c’est redécouvrir une œuvre profonde sur l’amour interdit, le pardon et la réconciliation, portée par l’excellence des voix françaises.
Cet article est un guide complet sur la version française du film, son doublage, son histoire, sa musique et pourquoi il mérite une réévaluation. Une suite digne de son aînée, portée par
Souvent reléguée au rang de "direct-to-video sans ambition", Le Roi Lion 2 possède pourtant des thèmes que le premier film n’a osé qu’effleurer.
1. La critique du préjugé et de la haine héritée Simba répète l’erreur de son père Mufasa : il rejette les "étrangers" sans distinction. Le film montre comment la peur fabrique des ennemis. En français, la réplique de Simba "J’ai juré de ne plus jamais faire confiance à leurs descendants" résonne comme une tragédie politique.
2. Kovu, héros romantique tragique Contrairement à Simba (fuite, insouciance), Kovu est un personnage déchiré. Il a été élevé pour tuer le roi, mais choisit l’amour. La voix de Damien Ferrette le rend aussi fragile que dangereux.
3. La rédemption sans mort du méchant Zira meurt à la fin (elle se laisse tomber dans les rapides), mais contrairement à Scar, sa mort n’est pas une victoire joyeuse. C’est un constat tragique de l’entêtement dans la haine. La version française amplifie ce pathos.